Énergie
Comment alimenter un drone SAR amphibie qui doit tenir 9 h, atteindre 40 nœuds, remorquer 10 t et repartir en mission dans la minute ?
Pour atteindre 9 h d'autonomie SAR, il faudrait embarquer environ 3,5 tonnes de batteries, soit 70 % du poids total alloué. Sur un drone qui passe en mode amphibie grâce à ses chenilles, cette masse compromet la stabilité et fait s'enfoncer le véhicule dans le sable. La recharge demande plusieurs heures sur une infrastructure lourde, et en cas d'immersion accidentelle, les batteries corrodées libèrent des composés toxiques dans le milieu marin.
160 kg de H₂ suffisent pour 9 h d'autonomie, dans un système de 600 kg, six fois plus léger. Ravitaillement en 5 minutes par camion mobile, possible même sur une plage. La France dispose du gisement d'hydrogène blanc lorrain (au moins 34 Mt, peut-être la plus grosse réserve mondiale), de son parc nucléaire et de ses côtes pour produire localement. En cas d'avarie, le H₂ se disperse dans l'atmosphère sans résidu polluant.
Pour un usage SAR amphibie, la pile à combustible bat la batterie sur tous les critères opérationnels et environnementaux.




















































