Accès à la mer
Comment accède-t-on à la mer depuis un voilier de 50 mètres, et comment faire de cet accès une signature de design plutôt qu'un équipement utilitaire ?
La solution standard sur tous les voiliers de plus de 40 m. Une plaque plate s'abaisse depuis le tableau, motorisée par des vérins hydrauliques, et crée une plateforme de baignade au niveau de l'eau. Ça fonctionne parfaitement. Mais c'est fonctionnel, invisible une fois rangé et esthétiquement inerte : le même geste qu'un Perini Navi, un Royal Huisman ou un Baltic 142. Ça résout le problème sans laisser de trace.
Un escalier architectural à deux volées, intégré à la structure du tableau arrière, qui descend du pont principal jusqu'à l'eau en un seul geste sculpté. Toujours visible, il se lit comme une architecture plutôt que comme un équipement. Il fait de l'embarquement un moment scénographique, plus proche de l'entrée dans un musée que de la descente d'un bateau. Le compromis : plus de surface visible à entretenir, moins de protection du cockpit contre l'état de la mer. Accepté, parce que l'escalier est la signature du bateau vue depuis le quai.
Sur un voilier pensé comme un manifeste d'architecture plutôt que comme un exercice de chantier, l'escalier l'emporte sur la plateforme : il ne sacrifie rien de fonctionnel et donne au design son geste le plus identifiable.






















