Rendu Blender, finition Vizcom

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Maritime, sauvetage

THALARK

Drone de sauvetage autonome à hydrogène pour la SNSM, imaginé sous la marque Couach. Projet de master, 2024 - 2025.

Typologie
Drone de sauvetage autonome
Année
2024 - 2025
Outils
Croquis, Photoshop, Vizcom, Blender
Contexte
SNSM, marque Couach, projet de master

En bref

Le problème
La SNSM repose sur des bénévoles qui se font rares, avec une flotte vieillissante et des coûts de carburant élevés.
L'idée
Un drone de sauvetage sans équipage à bord, piloté à distance depuis le CROSS, qui vole sur foils et débarque sur les plages grâce à ses chenilles.
Le résultat
40 nœuds sur foils, 9 h d'autonomie sans émission, 12 personnes à bord, 10 tonnes remorquées. Un avis favorable d'un patron d'embarcation SNSM.
Mon rôle
Projet mené seul sur 12 mois, du brief initial au configurateur 360° final, avec les retours de terrain de la SNSM.

Les chiffres de ce projet sont des hypothèses de conception : ils restent à valider par l’ingénierie et par des essais.

THALARK vu du ciel

THALARK, en temps réel

Un drone de sauvetage autonome.

Faites défiler pour déployer ses systèmes, un par un.

Hydrofoils déployables

Au-dessus des vagues.

Les foils soulèvent la coque : 40 nœuds en croisière, rétractables pour les eaux peu profondes.

Bras de remorquage

Aller au contact.

Déployés sur les côtés pour stabiliser et remorquer jusqu'à 10 tonnes.

Rampe d'embarquement

Ramener tout le monde.

Une plateforme à coussin gonflable pour un transfert sécurisé des survivants.

Chenilles rétractables

Là où les bateaux s'arrêtent.

Elles se déploient sous la coque pour débarquer sur une plage ou accéder aux côtes rocheuses.

Chargement du modèle 3D

Vue d'ensemble et brief.

THALARK est un bateau-drone de sauvetage autonome pensé pour la SNSM, la Société Nationale de Sauvetage en Mer, et imaginé sous la marque du chantier Couach. Le projet répond à une cause profonde : la pénurie de bénévoles dont dépend le modèle de la SNSM. En supprimant le besoin d'équipage à bord, THALARK offre une capacité de sauvetage avec un seul opérateur à distance au CROSS, tout en répondant aussi à la flotte vieillissante, aux coûts de carburant et à l'accès côtier limité.

Propulsé par une pile à combustible hydrogène de 300 kW et trois pods rotatifs de 100 kW, THALARK atteint 40 nœuds sur hydrofoils avec 9 heures d'autonomie sans émission. Des chenilles rétractables permettent d'intervenir sur les plages et les côtes rocheuses : une capacité inédite dans la flotte de la SNSM.

Construit en composite de fibre de lin recyclable et sans émission directe, THALARK embarque 12 personnes et remorque jusqu'à 10 tonnes. Déployé de manière autonome, il étend la zone d'intervention de la SNSM sur les 20 milles nautiques côtiers.

Note d'auteur

Projet mené en solo sur 12 mois dans le cadre de mon master, du brief initial jusqu'au configurateur 360° final. Pour ancrer le design dans le réel plutôt que dans des suppositions, j'ai travaillé directement avec Nicolas Thiollent, patron d'embarcation SNSM à Saint-Valéry-en-Caux, pour comprendre les vrais problèmes du sauvetage en mer : flotte vieillissante, contraintes d'intervention, et ce que devrait être le véhicule de sauvetage idéal. Chaque décision de design découle de cette réalité de terrain.

  1. Mobilité multi-terrainVol sur foils, coque à déplacement, débarquement sur plage, chenilles tout-terrain.
  2. Rampe de sauvetage déployablePlateforme à coussin gonflable pour un transfert sécurisé depuis un navire en détresse.
  3. Intérieur modulaireSièges convertibles en lits, cabine à éclairage LED, écran numérique.
  4. Réseau de capteurs intégréDôme radar 360°, drone de reconnaissance déployable, systèmes SAR.
  5. Propulsion hydrogènePile à combustible de 300 kW et 3 pods de 100 kW, 160 kg de H₂ à 700 bar, 9 h d'autonomie sans émission.

« Je me présente, Nicolas Thiollent, patron d'embarcation SNSM de Saint-Valéry-en-Caux depuis 2018, sauveteur en mer depuis 1999. Le projet présenté par Quentin semble être un projet qui peut répondre à une demande du futur. Aujourd'hui les sauveteurs en mer s'inscrivent dans une démarche écologique, et l'organisation rencontre également des difficultés de recrutement liées au bénévolat. Les missions associées au projet sont en corrélation directe avec les missions actuelles des sauveteurs en mer. »

Nicolas ThiollentPatron d'embarcation SNSM, Saint-Valéry-en-Caux. En mer depuis 1999.

Contexte : la réalité en mer.

Depuis plus d'un demi-siècle, la SNSM assure le sauvetage maritime sur les côtes françaises, entièrement portée par le bénévolat. Aujourd'hui, ce modèle est sous tension structurelle.

214Stations de sauvetage sur les côtes
8 000Bénévoles, moyenne d'âge 49 ans
7 000/anInterventions par an
18ansÂge moyen de la flotte

Périmètre opérationnel : couverture côtière et coordination CROSS

Carte opérationnelle : stations SNSM, zone d'intervention et coordination CROSS

Flotte actuelle : comparatif des coûts opérationnels

SNS 1200 SAR, 12 m

Prix unitaire
900 000 €
Carburant
100-200 L/h
Capacité
4 + 4

SNS 1500 SAR, 14,5 m

Prix unitaire
1 100 000 €
Carburant
150-250 L/h
Capacité
6 + 5

SNS 1700 SAR, 17 m

Prix unitaire
1 500 000 €
Carburant
200-350 L/h
Capacité
5-8 + 6
Problème SNSMRéponse THALARK

Flotte vieillissante

Âge moyen des navires : 18 ans. Consommation lourde et coûts de maintenance croissants, sur un budget largement porté par les dons.

Conception sans émission

Pile à combustible hydrogène de 300 kW, 0 L de fioul, 0 g de CO₂ direct. Maintenance simplifiée par 3 pods de propulsion modulaires.

Pénurie de bénévoles

8 000 bénévoles, âge moyen 49 ans. Recruter pour des missions à risque sur la base du volontariat devient difficile.

Mode drone autonome

Aucun équipage à bord. Le drone part de la station, atteint la zone, embarque les rescapés et revient, piloté à distance par un seul opérateur au CROSS.

Accès côtier limité

Les navires actuels ne peuvent pas atteindre les eaux peu profondes, les plages et les côtes rocheuses, là où ont lieu la majorité des appels de détresse.

Chenilles amphibies rétractables

Tirant d'eau de 1,15 m en navigation, puis déploiement des chenilles pour franchir la zone de ressac et accoster sur sable, galets ou roche. Permet aussi le prépositionnement saisonnier du drone en attente sur les plages les plus fréquentées, au plus près des zones d'intervention probables.

Délais d'intervention longs

La flotte actuelle plafonne à 20-25 nœuds. Sur la zone côtière de 20 milles nautiques, chaque minute compte pour les naufragés.

40 nœuds sur hydrofoils

40 nœuds en pointe grâce aux hydrofoils déployables. La zone d'intervention est couverte en deux fois moins de temps.

Inspirations et langage formel.

Références visuelles

Architecture en béton aux volumes minimalistes
Architecture, retenue matérielle
Sculpture en papier plié
Sculpture origami, plans pliés
Étude d'origami en papier
Étude papier, géométrie de crête
Intérieur moderniste de Mies van der Rohe
Intérieur moderniste, proportion à la Mies
Mobilier Bauhaus de Marcel Breuer
Mobilier Bauhaus, géométrie primaire
Assise modulaire aux volumes imbriqués
Assise modulaire, volumes imbriqués

Concept et diagramme

Diagramme du concept THALARK, tous les systèmes déployables annotés
Annotation extérieure complète, tous les systèmes déployables

Décisions et arbitrages clés.

Trois choix structurants ont défini l'architecture de THALARK. Pour chacun, l'alternative a été confrontée à la réalité opérationnelle d'un drone SAR (poids, endurance, autonomie, empreinte environnementale) pour retenir l'option qui sert le mieux la mission.

Énergie

Comment alimenter un drone SAR amphibie qui doit tenir 9 h, atteindre 40 nœuds, remorquer 10 t et repartir en mission dans la minute ?

Écartée : batterie lithium-ion

Pour atteindre 9 h d'autonomie SAR, il faudrait embarquer environ 3,5 tonnes de batteries, soit 70 % du poids total alloué. Sur un drone qui passe en mode amphibie grâce à ses chenilles, cette masse compromet la stabilité et fait s'enfoncer le véhicule dans le sable. La recharge demande plusieurs heures sur une infrastructure lourde, et en cas d'immersion accidentelle, les batteries corrodées libèrent des composés toxiques dans le milieu marin.

Retenu : hydrogène à 700 bar et pile à combustible de 300 kW

160 kg de H₂ suffisent pour 9 h d'autonomie, dans un système de 600 kg, six fois plus léger. Ravitaillement en 5 minutes par camion mobile, possible même sur une plage. La France dispose du gisement d'hydrogène blanc lorrain (au moins 34 Mt, peut-être la plus grosse réserve mondiale), de son parc nucléaire et de ses côtes pour produire localement. En cas d'avarie, le H₂ se disperse dans l'atmosphère sans résidu polluant.

Verdict

Pour un usage SAR amphibie, la pile à combustible bat la batterie sur tous les critères opérationnels et environnementaux.

Mode amphibie

Comment atteindre les zones où aucun bateau de la SNSM ne peut aller (plages isolées, eaux peu profondes, côtes rocheuses), alors que c'est précisément là que se trouvent la plupart des baigneurs et randonneurs en détresse ?

Écartée : coque à faible tirant d'eau et flotteurs gonflables

Une carène planante avec boudins de type semi-rigide descend à 30 cm de tirant d'eau, mais le bateau reste cantonné à l'eau. Impossible de débarquer sur le sable pour récupérer une personne inconsciente, ou de monter sur une zone rocheuse découverte à marée basse. L'aéroglisseur offrirait l'amphibie, mais le bruit du jet d'air est incompatible avec l'approche de personnes en détresse, la consommation triple et la stabilité chute fortement par vent de travers.

Retenu : chenilles rétractables

Deux chenilles se déploient sous la coque par vérins hydrauliques en moins de 30 secondes. Escamotées en navigation pour préserver l'hydrodynamique, elles sortent à l'approche du rivage. Le drone devient alors un véhicule sur sable, galets ou rocaille. Cette capacité ouvre les 200 m de littoral aujourd'hui inaccessibles aux vedettes SNS, la zone exacte où se concentrent les noyades de baigneurs et les blocages de randonneurs.

Verdict

Pour étendre la zone SAR aux 200 m de littoral inatteignables en bateau, seule la chenille permet de passer du milieu marin au milieu terrestre sans transition.

Matériaux

Quel matériau pour une coque de 5 tonnes qui doit encaisser les chocs marins pendant 20 ans, tenir l'engagement sans émission du projet et s'inscrire dans une filière française cohérente avec le choix de la marque Couach ?

Écartée : fibre de carbone

La fibre de carbone offre la meilleure résistance spécifique du marché, mais sa production émet environ 5 fois plus de CO₂ que les composites biosourcés. La filière mondiale est dominée par le Japon et les États-Unis, ce qui crée une dépendance incompatible avec un objectif de souveraineté. En fin de vie, elle n'est pas recyclable industriellement, et en cas de naufrage en mission, elle libère des microparticules persistantes qui contaminent durablement le milieu marin : un risque inacceptable pour un véhicule conçu pour protéger ce même milieu.

Retenu : composite de fibre de lin

La France est le premier producteur mondial de lin technique (environ 75 % de la production européenne), concentré en Normandie et dans les Hauts-de-France. La fibre atteint 80 % des performances mécaniques du carbone avec une empreinte CO₂ 5 fois plus faible, et amortit naturellement les vibrations, un avantage en navigation rapide. La filière est entièrement française, du champ à la coque, et en cas d'avarie en mer, les fibres végétales se dégradent naturellement sans libérer de toxines.

Verdict

Pour un projet souverain à fort engagement écologique, le lin atteint 80 % des performances du carbone tout en bouclant production et recyclage sur le territoire français, et en préservant le milieu marin que le drone est conçu pour protéger.

Carte de France : gisement d'hydrogène blanc en Lorraine, parc nucléaire et façades maritimes / Map of France: Lorraine white hydrogen deposit, nuclear fleet and coastlines Lorraine Hydrogène blanc ≥ 34 Mt, CNRS / FDE Parc nucléaire 18 sites, 56 réacteurs Façade Atlantique Éolien en mer, électrolyse Côte méditerranéenne Solaire, vents, ports H₂

Souveraineté énergétique française : production locale d'hydrogène

Hydrogène blanc

Gisement naturel découvert sous le bassin lorrain. Estimé à plus de 34 Mt par le CNRS, peut-être la plus grosse réserve mondiale.

Parc nucléaire

18 centrales en activité, 56 réacteurs. Une capacité électrique décarbonée pour produire de l'hydrogène par électrolyse à grande échelle.

Façades maritimes

Atlantique, Manche et Méditerranée : potentiel éolien en mer et solaire pour produire de l'hydrogène vert renouvelable.

La France réunit trois ressources rares pour produire son hydrogène localement : un gisement naturel exceptionnel (Lorraine), une capacité électrique décarbonée (parc nucléaire) et un potentiel renouvelable côtier. Un drone SAR alimenté en H₂ s'inscrit dans une filière souveraine et décarbonée de bout en bout.

Pensé pour intervenir.

Tourner autour. Déployer les systèmes. Soulever le toit et découvrir l'intérieur.

Processus : croquis et frise.

Recherche

Idéation brute et recherche de volume.

Première phase d'exploration au crayon, sans contrainte. L'objectif : trouver le langage de forme (origami, lignes tendues, proportions de coque) en multipliant les angles et les volumes avant tout choix définitif.

Études de silhouette et de poupe vers la forme finale
Convergence vers la forme finale : études de silhouette et de poupe
Planche d'exploration des volumes et des proportions
Planche d'exploration, recherche de volume et de proportion
Planche de croquis : volumes du drone, cabine et agencement intérieur
Planche de recherche : volumes du drone, puis cabine (banquettes face à face, couchette convertible, éclairage LED intégré)

Affinage

Après les volumes, l'affinage des lignes. Des études de profil abouties, à la recherche de la tension graphique qui définira l'identité visuelle du drone : la ligne de coque qui file de la proue à la poupe.

Vue trois-quarts, cabine affinée
Vue trois-quarts, cabine affinée
Profil organique à la ligne sculpturale
Profil organique, ligne sculpturale
Variations de proportion du profil
Profil, variations de proportion
Ligne de tension, ADN du design
Ligne de tension, ADN du design

Intérieur

L'extérieur ne suffit pas : il faut prouver que les 12 passagers tiennent vraiment dedans. Études de banquettes, d'assises et de position allongée pour un blessé. Chaque scénario d'intervention SAR a été dessiné avant de figer la cabine.

Étude d'agencement des banquettes et de la position allongée
Étude d'agencement : banquettes 5 + 5 et position allongée pour blessé, scénario SAR
Cabine, vues de face et aérienne
Cabine, vues de face et du dessus
Valve d'air de ventilation de la cabine
Valve d'air, ventilation de la cabine
Étude d'anatomie des sièges
Sièges, étude d'anatomie
Galerie de croquis
Croquis au marqueur de THALARK
Croquis de THALARK en orange
Croquis annoté des systèmes
Croquis d'une scène de sauvetage
Étude colorimétrique, vue de face
Étude colorimétrique, direction CMF
Scène de sauvetage, embarquement
Scène de sauvetage, action d'embarquement
Rendu au marqueur, plusieurs vues dans le CMF final
Rendu au marqueur, multi-vues dans le CMF final

Frise, phase par phase

12 mois, 5 phases

Phase 01, recherche

Comprendre la SNSM avant de dessiner

Brief, comparatif des drones SAR existants, personas de sauveteurs et de plaisanciers, étude des contraintes opérationnelles.

Trois mois d'immersion dans le contexte de la SNSM avant la première esquisse. Lecture des rapports d'intervention 2023, entretiens avec un patron de station, étude des flottilles vieillissantes.

Le comparatif a couvert 3 drones SAR autonomes (marine militaire et civile) et 3 vedettes SNS actuelles pour identifier les manques que THALARK doit combler.

  • Cahier des charges utilisateur
  • Comparatif de 6 références
  • 2 personas (Lucas, Camille)
  • Analyse SWOT
Phase 02, idéation

Premiers volumes, premières silhouettes

Exploration libre des silhouettes. Origami marin, sobriété, lignes tendues. Cinquante esquisses pour trouver le langage.

La phase d'exploration la plus large. Le brief autorisait une rupture esthétique avec l'iconographie rouge et blanche de la SNSM, donc beaucoup de directions ont été testées.

Le moodboard mêlait origami, designs militaires furtifs et formes organiques de coques rapides.

  • Une cinquantaine de croquis de volumes
  • Moodboard CMF
  • 3 directions retenues
Forme initiale, étude de volume
Forme initiale, étude de volume
Silhouette à l'encre sur l'eau
Encre, silhouette sur l'eau
Phase 03, conception

Du croquis à la spécification système

Affinage des proportions, intégration des systèmes (chenilles, foils, rampe), arbitrages techniques décisifs.

La phase la plus longue. Chaque système (chenilles rétractables, hydrofoils déployables, rampe gonflable de récupération) a fait l'objet de plusieurs croquis d'étude jusqu'à une intégration cohérente avec la coque.

C'est ici que les trois arbitrages clés ont été tranchés : énergie, amphibie, matériaux.

  • Croquis techniques, 4 vues
  • Diagramme de concept annoté
  • 3 arbitrages validés
Profil, proportions
Profil, proportions
Trois-quarts plongeant, volume
Trois-quarts plongeant, volume
Bras de remorquage
Bras de remorquage
Rampe, étude du système
Rampe, étude du système
Phase 04, modélisation 3D

Vérifier les volumes en trois dimensions

Blender et KeyShot. Confirmation des proportions, étude ergonomique de l'intérieur, premières simulations des modes.

Le passage du dessin 2D au volume 3D. C'est là que les rapports entre cabine, coque et propulseurs trouvent leur équilibre final, et que les premières images de test confirment ou invalident les intuitions du croquis.

L'intérieur a été modélisé en parallèle pour valider la capacité : 10 places assises et 2 blessés allongés.

  • Modèle 3D complet, extérieur et intérieur
  • 4 modes de configuration
  • Études d'ergonomie de la cabine
Modélisation Blender en fil de fer
Modélisation Blender, fil de fer
Rendu argile, rampe et plateforme déployées
Rendu argile, rampe et plateforme déployées
Phase 05, finalisation

CMF, scènes finales, configurateur

Couleurs, matières, finitions. Rendus en situation d'intervention. Configurateur 360° interactif.

Définition du CMF final (anthracite, orange SNSM atténué, blanc cassé). Rendus en situation d'intervention : côte rocheuse, plage de sable, mer agitée.

Construction du configurateur 360°, pour voir le drone sous tous les angles et dans ses 4 modes opérationnels.

  • Palette CMF finale
  • Rendus des scènes d'intervention
  • Configurateur 360° interactif
  • Présentation au jury et portfolio
Rendu final au coucher du soleil
Rendu final, scène au coucher du soleil
Rampe d'embarquement déployée
Rampe d'embarquement déployée

Extérieur et rendus.

Modélisation et rendu dans Blender, finition et mise en situation dans Vizcom.

THALARK dans une mer formée

Silhouette

L'origami est le principe directeur de la forme. Aucune courbe gratuite : chaque facette répond à une contrainte, fendre la vague, dévier la pluie, protéger l'équipage. La silhouette doit pouvoir affronter une mer formée sans trahir l'épure du dessin.

THALARK vu du ciel, avec son sillage

Proue

La proue effilée et la symétrie longitudinale produisent un sillage propre, presque géométrique. À 40 nœuds, l'efficience hydrodynamique conditionne directement l'autonomie hydrogène : chaque litre d'eau écarté inutilement, c'est de l'énergie en moins.

THALARK de profil, lumière du matin
Foils déployés à pleine vitesse

CMF

La palette anthracite, orange et blanc n'est pas un choix personnel : elle s'inscrit dans la nouvelle identité visuelle de la SNSM dessinée par Philippe Starck. M'aligner sur cette charte, c'est traiter le projet comme un véhicule de flotte cohérent, pas comme un concept isolé. Le composite de fibre de lin laisse apparaître son grain : une preuve de matière, pas un effet de style.

THALARK sur une eau calme au coucher du soleil
THALARK en trois-quarts arrière, près de la plage

Continuité

De la mer agitée à la plage de sable, la même forme. Pas de mode « navigation » séparé d'un mode « véhicule » : une seule silhouette qui change de milieu. C'est la promesse opérationnelle du drone, passer du large au littoral sans transbordement.

Fonctions et systèmes.

Rampe d'embarquement déployée
Rampe d'embarquement déployable

Rampe avant avec plateforme à coussin gonflable, pour un transfert sécurisé des survivants même en conditions difficiles.

Trampoline de sauvetage gonflable
Plateforme de sauvetage gonflable

Trampoline gonflable déployé sur le côté : les survivants peuvent sauter ou être hissés à bord, ce qui réduit le temps du premier contact.

Bras télescopique de remorquage
Bras télescopique de remorquage

Bras de remorquage automatique qui détecte les points d'attache par vision : il verrouille le navire en détresse sans intervention humaine au point de contact.

Drone de recherche embarqué
Drone de recherche

Drone embarqué pour rechercher les personnes disparues : il étend la portée visuelle de l'opération et localise les cibles plus vite qu'un balayage en surface.

Chenilles déployées sur la plage
Accès à la plage rétractable

Les chenilles escamotables donnent accès aux plages pour aller chercher les personnes piégées par la marée, ou pour placer le drone en attente sur une zone côtière précise.

Pods de propulsion orientables à 360°
Pods de propulsion 360°

Trois pods de propulsion orientables à 360° : une mobilité optimale dans les zones de sauvetage exiguës et un maintien de position précis dans le courant.

Bras de remorquage rétractables

Bras déployés sur les côtés pour stabiliser et remorquer jusqu'à 10 tonnes : on assiste le navire en difficulté sans contact dangereux flanc contre flanc.

Hydrofoils déployables

Les foils se déploient à grande vitesse pour soulever la coque au-dessus des vagues : 40 nœuds en croisière, rétractables pour les approches en eaux peu profondes.

Chenilles rétractables

Les chenilles se déploient sous la coque pour débarquer sur une plage ou accéder aux côtes rocheuses : une capacité SAR inédite dans la flotte de la SNSM.

Intérieur et cabine.

Intérieur vu du dessus, agencement de la cabine
Rendu de l'intérieur
Intérieur en mode lit
Croquis annoté de l'intérieur
Croquis des banquettes

La cabine s'organise autour d'une allée centrale bordée de banquettes en cuir beige qui se font face. Le système modulaire permet à chaque section de passer de la position assise à la position allongée, selon le nombre et l'état des survivants.

La grille LED linéaire encastrée assure un éclairage uniforme et non directionnel, adapté aux soins. Un écran numérique à la proue fournit à l'équipage les données de navigation et l'état des rescapés en temps réel.

  1. Siège et lit modulairesChaque banquette se convertit indépendamment : assise, inclinée ou à plat.
  2. Grille LED encastréeIntégrée au plafond : lumière diffuse et uniforme, modes de couleur pour la navigation.
  3. Écran numériqueÉcran tactique à la proue pour la navigation, le radar et les données de mission.

Spécifications et plan technique.

Élévation latérale et vue de dessus, avec les cotes générales. L'aménagement intérieur montre la disposition des huit sièges passagers, l'axe central, les deux brancards à l'arrière et le bloc de propulsion intégré sous le pont.

Plan technique de THALARK, élévation latérale et vue de dessus
Échelle
1 : 50
Type de plan
Élévation latérale et vue de dessus
Marque
Couach1897
Référence
THLK-0012025

Bilan et enseignements.

THALARK a été présenté devant un jury académique en fin de master. L'accueil a été partagé, et ce clivage est révélateur : les professionnels du secteur maritime présents dans le jury étaient réellement enthousiastes, reconnaissant un véhicule qui répond à de vrais besoins opérationnels, tandis que certains membres généralistes ont trouvé le concept ambitieux pour un projet étudiant.

Je le prends comme une validation là où ça compte. Ceux qui connaissent le sauvetage en mer, dont Nicolas Thiollent, qui a suivi le projet de bout en bout, ont vu en THALARK une réponse crédible à des problèmes qu'ils rencontrent chaque saison. Cet écart entre l'enthousiasme des experts et la prudence des généralistes, c'est exactement ce qui arrive quand un concept pousse une vraie industrie vers l'avant.

Pour aller plus loin, l'étape suivante serait la validation physique : une maquette à l'échelle pour tester l'hydrodynamique de la transition entre foils et chenilles, et un dialogue technique approfondi avec un bureau d'études naval sur le stratifié de coque en composite de lin. Le concept est solide ; le chemin vers un prototype en est la suite naturelle.

Cadre
Projet solo, 12 mois
Contexte
Master, projet de fin d'études
Validation terrain
Patron SNSM et jury maritime
Prochaine étape
Maquette et essais hydrodynamiques

THALARK en intervention

En mer.

Animation réalisée avec Vizcom à partir de mes rendus 3D.